geopolitique.com
a
obtenu
la
cartographie
détaillée
du
réseau
de
télécommunications
réservé
mis en
place
par le
Hezbollah
au Liban
. Les
milices
du
Hezbollah
avaient
dressé
des
barrages
et pris
les
armes le
7 mai
dernier,
après la
décision
du
gouvernement
de
Fouad
Siniora
de
rendre
illégal
ce
réseau
télécom
du parti
de Dieu.
Le
système
de
télécommunications
a ainsi
été
invoqué
pour
expliquer
une
semaine
de
combats
armés,
les plus
graves
depuis
la fin
de la
guerre
civile
en 1990,
ayant
pris fin
hier
après
l’intervention
de la
Ligue
Arabe,
et le
retrait
du texte
gouvernemental.
Une
carte
d’état-major
du Liban
le
présente
dans son
intégralité
supposée.
Les
services
de
sécurité
libanais
ont
tracé
les
diverses
lignes
téléphoniques
enterrées
par des
sociétés
de BTP
et des
organisations
caritatives
proches
du
Hezbollah.
Selon
des
journalistes
arabes
établis
à
Beyrouth,
ils
auraient
réalisé
cette
carte
sur la
base
d’indications
fournies
par des
proches
du
Part
Socialiste
Progressiste
de
Walid
Joumblatt,
qui
s’oppose
au
Hezbollah
et à ses
liens
avec
l’Iran
et la
Syrie.
Depuis
le mois
de mars
dernier,
cette
carte a
été
montrée
a
plusieurs
interlocuteurs
français
et
américains,
à
l’initiative
du
cabinet
de
Marwan
Hamadé,
le
ministre
des
télécommunications.
Sa
circulation
dans les
capitales
occidentales
il y a
trois
mois,
alors
même que
l’existence
de ce
réseau
est
avérée
depuis
plusieurs
années,
apparaît
rétrospectivement
comme un
signe
annonciateur
des
combats
de la
semaine
écoulée.
Ce
matin,
geopolitique.com
a pu
s’entretenir
avec le
service
du
porte-parole
du Quai
d’Orsay
à Paris.
Il nous
a
précisé
que
cette
carte,
ou un
rapport
l’accompagnant,
n’avait
« pas
été
remis au
ministre
français
des
affaires
étrangères »,
bien que
Bernard
Kouchner
« rencontre
régulièrement
Marwan
Hamadé ».
Lors
d’une
conférence
de
presse
tenue le
8 mai,
le chef
du
Hezbollah,
Hassan
Nasrallah,
avait
indiqué
que ce
réseau
« existait
avant
l’année
2000, et
qu’il
avait
été
renforcé
après
l’année
2000 ».
Il
avait
aussi
précisé
que
plusieurs
réunions
s’étaient
déjà
tenues
avec les
autorités
libanaises
pour
discuter
de
l’avenir
de ce
réseau.
Enfin,
Hassan
Nasrallah
en
reconnaissait
la
destination
militaire
mais
contestait
une
partie
du
tracé.
Selon
lui, le
réseau
relie
bien la
banlieue
Sud de
Beyrouth
au Liban
Sud,
mais il
ne
s’étend
pas vers
l’Est du
pays.
Des
données
techniques,
qui,
pour
l’heure,
s’avèrent
difficiles
à
vérifier.